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Myah Hasbany, le nouveau prodige de la mode 

La nouvelle génération de designers est rejointe par une créatrice à l’esprit libre dont les créations semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction : Myah Hasbany, une ancienne diplômée de Central Saint Martins. En juin 2025, pendant le défilé de l’université, le monde de la mode a découvert une nouvelle manière de théoriser et conceptualiser un vêtement. La jeune créatrice construit depuis ce jour son univers doux, mais pas discret pour autant. Myah Hasbany travaille sur des proportions suggestives, des couleurs intenses et des silhouettes uniques. L’audace fait partie intégrante de son état d’esprit : elle n’a que faire du conventionnellement portable, elle veut créer, imaginer et véhiculer des idées.

Récompensée du prix L’Oréal Professionnel Jeunes Talents 2025, elle ne cesse de faire ses preuves et devient peu à peu une référence de la pop culture. De la même manière que ses silhouettes n’ont rien d’ordinaire, son rapport à ses créations est complexe. La créatrice refuse de considérer le vêtement uniquement comme un objet de première nécessité, fuyant l’idéal esthétique et les tendances. Le message n’est pas évident mais fièrement porté par chacune des pièces. En grandissant avec un besoin de travailler au service d’une cause, elle s’est trouvé une manière d’exprimer ses idées et de controverser les récits contemporains. 

Libre dans sa manière de s’exprimer, elle a instantanément donné un ton enchanteur à sa collection. En prenant des risques, elle ne se rend pas toujours compte du besoin de susciter l’attrait pour ses réalisations. Son processus de création tient de l’expérimentation car, en osant déranger, elle s’autorise à dépasser les limites autant dans l’espace que dans la conception de ses pièces. En effet, elle utilise des techniques peu conventionnelles telles que le crochet, dont elle se sert à outrance pour créer de réels effets d’optique. 

Myah Hasbany s’intéresse à des concepts de dysmorphie et de genre en donnant à son travail une orientation fortement satirique. Sa dernière collection, inspirée d’un crash d’ovni, matérialise le principe de marginalité. Elle nous offre un échantillon de sa perception de la beauté en discordance avec les principes esthétiques fondamentaux selon la société. Il lui a fallu près d’un an pour réaliser sa plus grande pièce, à base de crochet et de plumes, créant un être tentaculaire impressionnant volant dans les airs.

Cette année, Myah Hasbany entre chez Dior après avoir réinterprété l’iconique veste Bar du créateur, déclinée en deux couleurs et portée par un duo de sœurs jumelles. 

Myah Hasbany est une créatrice distinguée qui a fait de son esprit critique et de sa créativité toute  la richesse de son travail, en abordant les sujets tabous de cette société entachée de ses mœurs. Alors que le secteur du luxe met au défi des directeurs artistiques censés s’adapter aux codes des maisons et aux besoins de la demande,  Myah Hasbany serait-elle un nouvel espoir apportant créativité, engagement et réflexion dans un monde porté sur le désir et l’accessibilité ?

Des experiences et une culture qui nous définissent

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