

À l’occasion de la présentation de sa dernière collection, la maison new-yorkaise a choisi de mettre en lumière plusieurs personnalités féminines qui ont façonné le monde de l’art.


Artistes, muses, mécènes, galeristes, commissaires d’exposition ou encore collectionneuses, des femmes ont inspiré le dernier défilé Carolina Herrera, qui s’est tenu le 12 février dans le quartier new-yorkais de Meatpacking District. Parmi elles, la peintre Amy Sherald, à qui l’on doit le portrait de Michelle Obama pour la Smithsonian National Portrait Gallery, l’artiste franco-américaine Anh Duong, la photographe Ming Smith, la sculptrice Rachel Feinstein, la peintre Eliza Douglas, ou encore la galeriste Hannah Traore. Une autre figure de l’art semble également habiter cette collection, la mécène et collectionneuse d’art Peggy Guggenheim, notamment à travers des capes en faille de soie, typiques du style de cette personnalité américaine.
Parmi les autres pièces et éléments forts, des épaules exagérées, des manteaux cocon, ou encore des blazers à manches bouffantes et des jupes crayons épurées. Aussi, la chemise classique de la maison Carolina Herrera, orchestrée par le créateur Wes Gordon, devient ici une blouse d’artiste, à choisir en noir ou en blanc. Mais pas d’inquiétude, la couleur était bel et bien présente, à grand renfort de vert forêt, de bleu céleste ou encore de rouge piment. Côté imprimés, les amateurs du genre ont pu apprécier un jacquard léopard, des motifs évoquant le lys, ou encore un organza habillé de coquelicots. Aussi, les tenues du soir proposent des paillettes, des tricots, des manteaux et des robes dorées et lumineuses. Certaines d’entre elles ont été réalisées à partir de paillettes rectangulaires, qui ne sont pas sans rappeler les tonalités utilisées par l’artiste Agnes Martin dans son œuvre Friendship.


Pour ce qui est des accessoires, des sacs emblématiques de la marque font leur retour comme le Mimi ou le Karlita. Pour l’occasion, le premier se réinvente avec des imprimés léopard graphiques noir et blanc, orné d’un nœud raffiné sur la bandoulière, disponible en violet prune, noir et vert forêt. Quant au Karlita, il est le sac de soirée de cette saison, et plus particulièrement dans le coloris rouge piment. Enfin, des broches en forme de lys et des colliers et boucles d’oreilles en or massif viennent compléter la collection. Celle-ci fait évidemment écho à l’engagement de la maison fondée en 1981 par Carolina Herrera, à travers The Carolina Herrera For Women in the Arts Initiative, une plateforme qui soutient les femmes évoluant dans de nombreuses pratiques artistiques. D’ailleurs, la marque tient à préciser que c’est parce qu’une certaine Diana Vreeland, célèbre journaliste de Harper’s Bazaar et de Vogue, a cru en elle que la créatrice a pu se lancer. Un geste que Carolina Herrera a souhaité reproduire via l’attribution de bourses d’étude en partenariat avec des institutions de haute volée comme le Fashion Institute of Technology, la Nuova Accademia di Belle Arti en Italie, ou encore en soutenant des expositions au musée Thyssen-Bornemisza à Madrid. En résumé, une association nécessaire et qui s’exprime de la plus poétique des manières sur le catwalk.












