Cette figure délicatement moulée représente non seulement l’un des bouddhas des quatre points cardinaux, mais évoque également la spiritualité et la sérénité propres à la méditation.

Vêtue d’une longue robe drapée élégamment qui lui couvre les épaules, cette figure de bouddha est assise en vajraparyankasana sur une double base de lotus. Les mains posées sur les genoux en geste de méditation permettent d’identifier la représentation d’Amitābha, bouddha du « rayonnement infini », qui préside sur la Terre Pure, connue sous le nom de Sukhavati – « terre de béatitude ».
La dévotion à ce bouddha et le désir de renaissance sur Sukhavati ont une longue histoire en Chine et constituent une composante majeure de la tradition de la Terre Pure dans le bouddhisme mahayana chinois depuis au moins le VIe siècle de notre ère. Certains détails – comme les traits du visage et les longs doigts courbés – indiquent clairement que le style de cette figure est entièrement chinois et se compare bien aux icônes produites dans les ateliers impériaux au cours de la première moitié du XVe siècle.
Les larges pétales bien articulés de la base du double lotus, par exemple, se retrouvent sur les sculptures en métal à partir de la période Xuande (1426-1435). La haute qualité du moulage se reconnaît non seulement au drapé complexe du vêtement, mais aussi aux traits fins du visage et à son expression sereine.
BOUDDHA AMITĀBHA – ALLIAGE DE CUIVRE AVEC TRACES DE DORURE À LA LAQUE CHINE, DYNASTIE MING, VERS LE DEUXIÈME QUART DU XVE SIÈCLE – H : 28,7 CM – EX COLLECTION PRIVÉE, SUISSE
ROBERT R. BIGLER
OPUS – ANCIENT ARTS GALERIE JOSEPH
116, RUE DE TURENNE, PARIS 3E
DU 20 AU 24 SEPTEMBRE 2023
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