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« EC8 » de Necchi Architecture pour Monde Singulier

Depuis 2021, le duo de Necchi Architecture, formé par Charlotte Albert et Alexis Lamesta, donne vie à un vocabulaire qui convoque aussi bien l’hédonisme des années 1970 que la coquetterie précieuse des grands ensembliers des années 1930. Une heureuse association qu’ils mettent au service de la plateforme de design Monde Singulier, pour qui ils signent une collection de mobilier baptisée « EC8 ». Rencontre.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ?

Nous avons créé le studio en 2021, après dix ans dans des boîtes respectives. Nos projets sont vraiment variés ; ils vont de l’hospitality et de l’hôtellerie au restaurant et au retail, en passant par le particulier. Nous travaillons à la fois sur des axes décoratifs communs, mais aussi très différents. En fait, nous aimons explorer de nouvelles choses, ce qui explique la diversité de nos projets.  

Comment vous différenciez-vous ? 

Nous essayons toujours d’avoir une espèce de petit contre-pied, par rapport à la mode en général, aux tendances, etc. Ainsi, dans notre travail, nous aimons bien les anachronismes, la fausse note ou la petite erreur qui est voulue et tout à fait assumée. Concrètement, nous apprécions le choc des périodes, le mélange des matériaux très pauvres et des matériaux très nobles. En fait, il s’agit toujours de contrastes assez tranchés. Jamais on ne livrera d’intérieur trop lisse, ou caractéristique d’une certaine période, d’un certain mouvement. 

« EC8 » est votre première collection de meubles, et vous la signez pour Monde Singulier…

Nous l’avons dessinée il y a trois ans. Pour la plupart de nos projets, nous dessinons un peu de mobilier, parce que l’on ne trouve pas forcément ce que l’on souhaite et ce dont les clients ont envie. Lorsque nous avions rencontré Monde Singulier, nous nous étions dit que dessiner pour un éditeur serait effectivement pas mal.  

Quelles sont les pièces qui composent cette collection ?

La lampe à poser Frances, le fauteuil et repose-pieds Ray, la table de jeu Madeleine, le secrétaire Aino, la table basse Lilly, et le pouf Lina.

Quel est le fil rouge de la collection ?

C’est le jeu. Le motif du damier vient du jeu d’échecs. C’est un petit détail que l’on souhaitait retrouver sur plusieurs pièces de la collection, comme sur la table de jeu ou encore sur le secrétaire. Il est aussi question du meuble de famille. 

Pourquoi un tel choix ? 

Dans l’univers du design, il y a beaucoup de phases de design, et donc beaucoup de consommation. On achète des meubles, on les vend, on les jette : ils ne durent pas. Or, ce qui est intéressant dans le meuble, c’est d’avoir une pièce bien fabriquée et que l’on va pouvoir transmettre à ses enfants, etc. Si le meuble est bien réfléchi, bien construit, avec de bons matériaux, cela va lui permettre de durer dans le temps. Et c’est cette démarche qui nous plaît, cette vision-là. Nous souhaitions aussi nous pencher sur ces meubles qui finissent dans un coin du salon avec des fleurs posées dessus. Comme la table de jeu : notre but était de la rendre un peu plus sculpturale. Parmi les pièces du même genre, il y a le secrétaire : typique de l’objet que l’on récupère de sa grand-mère, sans oser lui dire non, pour ensuite le mettre au garage. Notre but était de redonner un peu de sexy à ce type de meubles. 

Comment avez-vous fait votre choix concernant les matériaux ? 

Il s’agit des matériaux que nous utilisons au quotidien dans nos projets. Par exemple, la laque, pour sa brillance et pour tout ce qu’elle évoque. On retrouve aussi la marqueterie, l’inox ainsi que le cuir et le velours.  

Pourquoi avoir donné le nom « EC8 » à la collection ? 

« EC8 » est une combinaison d’échecs. Par ailleurs, chaque pièce porte un nom de femme, et plus particulièrement le nom de femmes architectes ou décoratrices que l’on aime beaucoup.

monde-singulier.com

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