
S’il ne fallait retenir qu’un seul film de cet été, ce serait celui-là. Girls Like Girls, premier long-métrage réalisé par la chanteuse Hayley Kiyoko, transforme son titre emblématique de 2015 en une romance adolescente aussi douce que bouleversante, portée par deux jeunes actrices révélation.

Girls Like Girls (2026)
L’histoire de Girls Like Girls a d’abord pris la forme d’un clip, puis d’un roman publié par Kiyoko en 2023, avant de devenir ce film coécrit avec Stefanie Scott. Un projet que la chanteuse portait depuis plusieurs années : elle évoquait déjà son envie d’en faire un long-métrage dès 2022. Le tournage s’est déroulé à Kelowna, en Colombie-Britannique, à l’été 2024, et le film est distribué par Focus Features.

De quoi ça parle ?
Été 2006. Coley, 17 ans, introvertie, vient de déménager de San Diego jusqu’en Oregon après la mort de sa mère. Un après-midi de canicule, elle croise la route de Sonya et de sa bande, qui l’intègrent peu à peu à leur groupe. Entre baignades, virées nocturnes et confidences, une amitié fusionnelle naît entre les deux filles — jusqu’à ce qu’un baiser vienne tout bouleverser. Commence alors un été fait d’attirance, de peur, de non-dits et de premiers émois, où Coley doit apprendre à se reconstruire tout en essayant de comprendre ce que représente vraiment Sonya pour elle.
C’est un teen movie solaire mais aussi profondément mélancolique, qui n’a pas peur d’aborder le deuil et la difficulté de s’aimer soi-même en toile de fond de la romance.
Le duo Maya da Costa (Coley) et Myra Molloy (Sonya) crève l’écran, entourées de Levon Hawke et Zach Braff. La alchimie entre les deux actrices principales est sans doute ce qui fait la force du film : on y croit du premier regard échangé au dernier plan.

Pourquoi c’est notre coup de cœur de l’été ?
Parce que Girls Like Girls réussit ce pari difficile : raconter une romance lesbienne adolescente sans misérabilisme ni fétichisation, avec une vraie tendresse pour ses personnages et une bande-son (signée Jessica Rose Weiss) qui sublime chaque scène. C’est nostalgique, sincère, parfois douloureux, mais porté par un vrai espoir — jusqu’à cette scène post-générique qui laisse le sourire aux lèvres en sortant de la salle.
Sorti le 19 juin 2026 aux États-Unis, projeté au festival Frameline.

Le Triangle d’or (2026)
Changement radical de registre avec ce thriller psychologique franco-belge, premier long-métrage d’Hélène Rosselet-Ruiz, présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026 dans la section « Séances spéciales ».

De quoi ça parle ?
Avant d’intégrer l’armée, Lora se fait embaucher au service de Souria, une riche Saoudienne installée dans un hôtel particulier du Triangle d’or, ce quartier huppé du 8ᵉ arrondissement de Paris. Une relation de domesticité qui s’annonce ambiguë, entre fascination, rapport de classe et tension psychologique — le genre de dispositif resserré qui promet de faire monter la pression à huis clos.
Hélène Rosselet-Ruiz avait déjà coréalisé deux courts métrages, Les Héritières (2020) et Ibiza (2021), avec sa sœur Marie Rosselet-Ruiz. Pour ce premier long, elle coécrit le scénario avec Pauline Guéna, déjà autrice du scénario du remarqué La Nuit du 12 (2022) de Dominik Moll — une garantie d’écriture solide pour un thriller psychologique.
Le film réunit Malou Khebizi (Lora), Soundos Mosbah (Souria), Ziad Bakri (Emre) et Kassem Al Khoja, et a été tourné en Île-de-France entre octobre et décembre 2025.

Pourquoi c’est un de nos coups de cœur ?
Parce que Le Triangle d’or fait le pari d’un thriller psychologique resserré, presque huis clos, qui joue sur les rapports de pouvoir et les non-dits entre deux femmes que tout oppose. Sa sélection à Cannes dans les Séances spéciales n’est pas un hasard : c’est le genre de premier film maîtrisé qui installe une tension palpable sans artifice.
Présenté à Cannes le 19 mai 2026, sorti en salles le 29 juillet 2026.

Deux films, deux étés différents, l’un solaire et tendre, l’autre feutré et anxiogène, mais deux vrais coups de cœur à voir avant la rentrée.







