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ÖKĒN, LA NOUVELLE EXPÉRIENCE BRUXELLOISE 

Dissimulé dans un ancien parking, ökēn n’est ni un bar à cocktails, ni une boîte de nuit, ni un simple restaurant, mais les trois à la fois. Rencontre avec les chefs d’orchestre de cette trinité bien huilée.

Direction Bruxelles. Sous un hôtel particulier du XVIIe siècle, accueillant le club social privé TheMerode, se cache une adresse pour les amateurs de lieux uniques. Baptisée ökēn, celle-ci a été conçue pour se sentir dépaysé.

« En comblant un manque que nous ressentions dans la ville,nous voulions un espace qui élève l’expérience nocturne au-delà du simple bar ou club », explique l’un des fondateurs, Elio Pani. Bâti autour de la mixologie, de la musique, mais aussi de l’art, son nom de baptême « reflète l’esthétique et le concept que nous souhaitions incarner », poursuit Elio, soit « un mélange entre le style scandinave brut et naturel et le minimalisme japonais. « Oken » est un adjectif d’origine germano-anglophone qui fait référence à la minéralité et aux éléments naturels comme le bois. Quant aux trémas sur le « o » et au macron sur le « e », ils ont été ajoutés pour renforcer cette touche esthétique scandinave et japonaise. »

Lassé par les lieux standardisés et compartimentés, le cofondateur cherchait également « à éviter de tomber dans une catégorisation stricte ou d’être perçu comme un simple night-club ».« ökēn ne veut pas être juste un bar à cocktails, juste une boîte de nuit, ou juste un restaurant. Nous voulons que l’établissement soit un espace qui se réinvente constamment et ne soit pas figé, conservant ainsi une identité dynamique» Aussi, il ne veut rien se refuser dans le futur et perçoit ökēn comme un laboratoire de création et de collaboration, capable d’évoluer.« Par exemple, nous pourrions proposer un comedy show un soir et un jazz bar un autre. »

En parlant de collaboration, ökēn est aussi le fruit de rencontres et de belles associations. Côté cocktails, c’est Alexis Mosselmans qui apporte son expertise en mixologie. Au programme, Daiquiri à la bergamote, Bloody Mary réinventé et Long Island revisité sous le nom de Short Island. Pour ce qui est de l’espace, carte blanche a été donnée à Erased Studio, duo d’architectes bruxellois. « Le cahier des charges était loin d’être strict et nous a permis de penser le projet dans son ensemble », racontent Elliott Housiaux et Paul-Émile De Smedt. « L’espace initial était un ancien parking transformé en salle d’évènements sans qualité architecturale particulière. Nous avons donc eu la liberté de repenser la composition de l’espace, d’y ajouter des éléments structurants afin d’y créer de nouveaux axes, vues, perspectives et moments d’intimité. » Pour ce faire, les deux bruxellois ont articulé le lieu autour de ses assises, mais aussi en ayant recours à de longs bars, qui prennent l’allure de monolithes « sobres mais sculpturaux ». Enfin, les murs affichent des surfaces lumineuses, comme pour remplacer les fenêtres. 

Autre aspect notable, la réflexion autour des cinq sens. « Il s’agissait d’une demande explicite du client : offrir aux invités une expérience véritablement globale. Nous avons d’abord travaillé sur la tactilité de la palette de matériaux, en dialogue avec l’atmosphère lumineuse des surfaces. L’ambiance sonore a, elle aussi, été pensée dans le moindre détail, jusque dans les toilettes. Même les odeurs participent à cette immersion, mêlant le parfum de l’espace à celui des ingrédients et produits utilisés pour les cocktails. C’est sans doute le rêve de tout architecte : pouvoir concevoir un projet dans ses moindres nuances, et offrir une expérience singulière, complète, qui ne peut être vécue que sur place, jamais à travers l’écran d’un téléphone. »

oken.be 

Pl. Poelaert 6, Bruxelles (Belgique)

Des experiences et une culture qui nous définissent

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