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LUKAS GSCHWANDTNER OU L’EXPLORATION DU CORPS PAR LE DESIGN

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Le corps humain et son interaction avec l’espace, le mobilier et les objets dans un contexte à la fois historique et contemporain : tel est le champ d’expérimentation de Lukas Gschwandtner.

Après avoir étudié la maroquinerie traditionnelle et obtenu un Bachelor of Arts en design spatial, le jeune artiste et designer basé à Vienne explore le langage corporel suggéré par un meuble. Une thématique qu’il a présentée lors de l’exposition « Pillow Portraits » en 2021 à Bruxelles avec la galerie Maniera.


« Le projet a commencé avec une assise que j’ai trouvée dans l’église Sainte-Marie-la-Vierge à Oxford. Elle se composait d’un oreiller rectangulaire posé sur un tabouret en bois. Je voulais trouver un moyen de remodeler ce souvenir en un seul morceau, et de le rendre fonctionnel. Ainsi, en coupant le matériau aux bons endroits sans rien ajouter, j’ai utilisé une seule pièce pour concevoir l’assise du tabouret qui comprend un oreiller et recouvre l’ensemble de l’assise avec un minimum de coutures. D’un côté, l’excédent de matériau qui prolonge visuellement la forme du siège peut être enroulé ou drapé sur le dossier du tabouret », explique l’artiste.

Celui-ci ajoute qu’il a plus tard découvert la sculpture de Pauline Bonaparte en Vénus Victrix d’Antonio Canova de 1805. « Pauline est drapée sur une chaise longue, ce qui m’a amené à étirer en longueur le design du tabouret, créant une utilisation presque paradoxale du meuble. Alors que le tabouret original était destiné à la prière et à la contemplation, en allongeant simplement les proportions, son usage change complètement. Une chaise longue s’adapte à une posture beaucoup plus insouciante, évoquant un sentiment de loisir qui, historiquement, n’était accordé qu’aux privilégiés, agissant comme un meuble central dans un boudoir, la chambre privée d’une femme. À l’usage, cela lui permettait de lire, d’écrire, de méditer et de réfléchir. Je suis fasciné par la façon dont l’ajustement des proportions et le changement du décor dans lequel ce meuble est placé modifient son interaction avec le corps. »

Après ces découvertes et recherches passionnantes, Lukas Gschwandtner a collecté des références à travers l’histoire des femmes sur des chaises longues et étudié leurs postures, comportements, gestes et leurs utilisations individuelles du mobilier. « Tout dépendait de ce que la société de chaque période jugeait être une manière appropriée de représenter l’être, l’intellect, le statut et la féminité d’une femme. Depuis toujours, leur corps était posé délicatement, presque drapé sur la structure qui forme la méridienne, soutenue uniquement par des coussins. J’ai donc commencé à traduire directement ces postures en sculptures sur toile portables », explique le jeune artiste.
Une oeuvre singulière, pour un jeune artiste à suivre de toute urgence.

LUKASGSCHWANDTNER.NET

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