
Pharrell Williams continue de nous étonner.
En concluant hier soir le premier jour de la fashion week homme printemps-été 2027 à Paris, il livre une collection solaire, libérée, un manifeste estival.

Ce défilé aux airs de vacances n’a pu que nous rappeler les chaleurs intenses de la capitale en été. Pourtant, c’est bien à Paris, au cœur de la Cité Universitaire, que le directeur artistique a recréé un océan.

En son centre trônait une immense vague artificielle, spectaculaire. Ce décor saisissant, hommage assumé à Virginia Beach dont Pharrell est originaire, nous ramène à la culture surf dans ce qu’elle a de plus authentique.

L’archétype qu’il souhaite incarner est clair : le surfeur, esprit libre et bohème, en marge du monde ordinaire.

Mais cette immersion ne s’arrête pas au décor. De nombreux looks poussent l’exercice jusqu’au bout : planche de surf sous le bras, combinaisons intégrales, imprimés aquatiques. L’univers de la vague s’invite jusque dans les silhouettes, sans jamais tomber dans le costume de scène.


Les incontournables de la maison depuis l’arrivée de Pharrell continuent, eux, de fouler le sable du runway. Le tailoring, les pantalons bootcut si caractéristiques de son ère, et surtout les casquettes, présentes sur de nombreux looks, confirment la cohérence d’un vocabulaire stylistique désormais bien installé.




Parmi les nouvelles pièces qui retiennent l’attention, les baskets Combi s’imposent comme la nouveauté phare de la collection. Du cuir rouge à l’effet croco ou léopard et en passant par le monogramme imprimé, elles savent se faire remarquer. Leur inspiration puise dans l’univers du skate, aux inspirations des Vans, et ce rapprochement n’est pas anodin. Surf et skate sont intimement liés : deux cultures de la liberté totale, de la marginalité assumée, l’une sur terre, l’autre sur la mer. C’est tout cet esprit que Pharrell distille dans sa collection.




La palette chromatique reste fidèle à l’ambiance : blanc immaculé, bleu océan et kaki terreux composent l’essentiel des looks, ancrant la collection dans la nature.




Néanmoins, quelques pièces surprennnent. Tout d’abord par leurs couleurs : du jaune, du rouge, du violet, accompagné d’une capuche serrée mais de motifs estivaux ou d’un short. Le regard est troublé.



Mais aussi par un paradoxe intéressant : des pulls épais, presque hivernaux, viennent s’imposer au milieu de tenues légères et estivales. Un décalage assumé, qui rappelle que Pharrell n’est jamais là où on l’attend.


Dernier élément marquant du défilé : les bagages. D’imposantes valises Louis Vuitton, monumentales et immédiatement reconnaissables, accompagnent certains modèles sur le sable.


Plus qu’un accessoire, elles sont une déclaration : celle d’un homme toujours en mouvement, prêt à partir, à explorer, à ne jamais s’installer trop longtemps au même endroit. De celui qui part en vacances vers la grande vague.
Une métaphore parfaite pour une collection qui, elle aussi, refuse de se laisser enfermer.










