Du 1er au 4 octobre, le Théâtre des Sablons, à Neuilly-sur-Seine, accueille Les Nanas de BASSOT, une exposition consacrée à l’univers singulier de l’artiste peintre BASSOT. À travers une galerie de figures féminines aux regards francs et aux personnalités affirmées, l’artiste développe une peinture où le portrait rencontre l’abstraction et où la ligne devient un véritable langage.


LAURETTE
Chez BASSOT, tout commence par la figure féminine. Ses personnages s’imposent comme des présences à part entière : élégantes, libres, incarnées, chacune semblant entrer en scène avec son propre tempérament. Plus qu’une succession de portraits, Les Nanas de BASSOT réunit ainsi des personnalités, où chaque visage suggère une histoire sans jamais chercher à la raconter entièrement.
Cette approche trouve sa signature dans le Stripism, terme employé par l’artiste pour désigner son écriture picturale. Née d’un geste instinctif, la rayure est progressivement devenue l’élément structurant de son œuvre. Elle ne dissimule pas le visage, elle en modifie la perception : elle le traverse, le rythme, crée des ruptures et fait dialoguer les couleurs avec les traits. Le portrait reste immédiatement identifiable, tout en glissant vers une forme d’abstraction graphique.
Le projet puise également dans plusieurs imaginaires. Son titre est un clin d’œil à Nana d’Émile Zola, dont BASSOT a retenu la profusion de personnages féminins et de tempéraments. L’artiste ne cherche pas à illustrer le roman, mais à prolonger cette idée d’une galerie de femmes qui existent par leur présence, leur caractère et leur singularité. Le cinéma est une autre source d’inspiration revendiquée, en particulier Tim Burton et son film Big Eyes. Les regards immenses des portraits de Margaret Keane, au cœur du film, trouvent un écho direct dans les figures de BASSOT : des yeux frontaux, expressifs, presque autonomes, qui deviennent un langage à eux seuls.


JACKIE
À cette écriture de lignes et de couleurs s’ajoute un détail devenu signature : le point. Petit, bicolore et immédiatement reconnaissable, il ponctue chacune des œuvres. Pensé comme un point final, il est le dernier geste de l’artiste, celui qui clôt la composition. Mais, dans sa simplicité même, il peut aussi marquer un commencement et laisser au regardeur la liberté d’imaginer la suite.
Avec Les Nanas de BASSOT, l’artiste construit un univers où chaque prénom, chaque regard et chaque ligne participe à l’affirmation d’un caractère. Capucine, Gaëtane, Arlette, Esmée, Savana, Jackie, Robbie et Billie, toiles de 38 × 46 cm, composent cette constellation féminine aux côtés de Laurette, grand format d’un mètre sur un mètre. Réalisées à l’acrylique, ces peintures témoignent d’une recherche où le portrait tient moins de la représentation que de la présence.
Les Nanas de BASSOT
Du 1er au 4 octobre 2026, de 11 h à 18 h
Théâtre des Sablons, 70, avenue du Roule, Neuilly-sur-Seine


ESMEE


BILLIE








