Chaque mois, Flora di Carlo dévoile pour Acumen les nouveautés ou ses coups de cœur : adresses gourmandes, lieux de détente, et événements culturels.
ADRESSES COUPS DE CŒUR :
Doki Doki Louvre : des handrolls japonais au comptoir
Situé au 59, rue Jean-Jacques-Rousseau dans le 1er arrondissement, Doki Doki Louvre fait partie des différentes adresses Doki Doki, également présentes rue Marbeuf, rue des Martyrs et à Neuilly-sur-Seine.
Le concept reprend les codes du handroll bar japonais avec un grand comptoir central où les rolls sont préparés devant les clients. La décoration est minimaliste et brute, faite de pierre beige, gris anthracite, lignes épurées et lumière douce. L’ensemble mélange influences japonaises et esprit new-yorkais dans une ambiance simple et directe.
À la dégustation, les handrolls sont servis encore tièdes avec une feuille de nori très croustillante. Le saumon est fondant et très frais, le thon rouge plus intense et légèrement relevé. Les nigiris d’o-toro à la fleur de sel sont particulièrement délicats, tandis que les sashimis de saumon misent sur une coupe épaisse et sans artifices. La carte reste simple et facile à composer, dans un positionnement cohérent avec la qualité des produits et l’expérience proposée.
59, rue Jean-Jacques-Rousseau, Paris 1er


Da Lucrezia Osteria : une nouvelle vie pour une adresse historique
Début 2026, Da Lucrezia Osteria s’est installé au 171, rue de la Convention dans l’ancien espace du Grand Venise, adresse italienne historique du quartier. Le restaurant reprend l’esprit du lieu en adoptant une approche plus actuelle, tout en conservant une atmosphère élégante et familiale.
La salle joue sur des tons chauds, un mobilier sobre, une grande fresque et une lumière tamisée qui rappellent les grandes osterie italiennes. Le service, attentif sans être trop formel, est effectué dans une ambiance calme et conviviale.
Parmi les plats dégustés, la courge rôtie accompagnée de stracciatella, noisettes et herbes apporte un équilibre entre douceur et fraîcheur. Les pâtes farcies au lapin sont servies avec une sauce tomate aux olives et un ragoût de champignons très parfumé. Le bœuf mijoté au vin rouge, cuit lentement, arrive avec une polenta crémeuse relevée de taleggio et de pecorino. Côté desserts, le tiramisu reste fidèle à la version classique italienne, tandis que la crème brûlée à la pistache est caramélisée à la minute. L’adresse propose une cuisine italienne généreuse et travaillée, dans un cadre plus raffiné qu’une trattoria traditionnelle.
171, rue de la Convention, Paris 15e


Faaï : la Thaïlande au feu de bois
Après les deux adresses Naam à Lille et Belleville, Faaï est le troisième restaurant de la cheffe Anne Coppin. Ouvert depuis peu, le lieu met à l’honneur la cuisson au feu et à la braise avec une cuisine thaïlandaise plus directe et contemporaine.
Le restaurant s’organise autour d’une cuisine ouverte avec une décoration colorée : des murs verts, des banquettes jaunes, quelques objets rappelant la Thaïlande.
La carte est pensée pour être partagée. Parmi les plats dégustés, le curry massaman au bœuf confit est longuement mijoté avec des épices douces et une note de tamarin. Le poulet I-San, grillé à la braise, est servi avec une sauce pimentée très vive. La salade de porc laqué et mangue verte apporte plus de fraîcheur et d’acidité. Le laap de champignons grillés développe des saveurs fumées assez marquées. La carte reste accessible pour ce niveau de cuisine et de travail autour des sauces et des marinades. Cap sur Faaï !
15, rue Trousseau, Paris 11e




Brach x Kalios : une terrasse grecque au-dessus de Paris
C’est au premier étage du Brach, dans le 16e arrondissement, que la Terrasse du 1er marque la première collaboration entre Brach et Kalios. Pensée pour la saison estivale, la terrasse reprend les codes des Cyclades avec une décoration dans les tons bleus et blancs, des voilages légers, du bois clair, du lin. L’ensemble évoque une maison de bord de mer plus qu’une terrasse parisienne.
La carte imaginée par le chef Adam Bentalha s’inspire de la cuisine grecque et méditerranéenne avec des assiettes à partager. La pita tiède servie avec l’huile d’olive Kalios ouvre le repas simplement. Les mézés regroupent aubergine fumée, tzatziki, houmous et légumes marinés. Le dakos revisité associe tomates séchées, carpaccio de bœuf maturé et feta. Les mini-pitas à la truite fumée, le poulpe grillé à l’origan ou encore le ceviche de bar apportent des notes plus iodées et fraîches.
Côté desserts, le chef pâtissier Fabien Emery travaille des produits très liés à la Grèce comme la pistache, l’huile d’olive ou l’orange. Le Portokalopita, gâteau grec à l’orange, est servi avec du yaourt grec. La mousse au chocolat à l’huile d’olive est plus légère et très équilibrée, tandis que la crème brûlée à la pistache joue sur des notes plus florales.
La terrasse propose également une carte de cocktails autour des herbes fraîches et de l’huile d’olive, ainsi qu’une sélection de vins grecs allant des blancs minéraux de Santorin aux rouges plus structurés du nord du pays. L’ensemble reste dans un registre élégant et solaire, pensé comme une parenthèse méditerranéenne au cœur de Paris.
1-7, rue Jean-Richepin, Paris 16e



Hôtel Dame des Arts : une adresse arty au cœur du Quartier latin
Situé dans le 6e arrondissement, Hôtel Dame des Arts mêle esprit rive gauche et design contemporain avec une vue directe sur les toits de Paris. Les chambres jouent sur des lignes sobres, du mobilier sur mesure, des matières naturelles et des œuvres d’art discrètement intégrées à la décoration. Certaines disposent d’une terrasse privée avec vue sur la Tour Eiffel ou les toits du Quartier latin.
Le restaurant et le rooftop étoffent cette atmosphère élégante mais détendue. Le petit-déjeuner mélange classiques français et inspirations plus internationales avec une sélection de viennoiseries, fromages et charcuteries artisanales. L’hôtel dispose également d’un espace fitness au plafond en bois courbé, équipé de machines NOHrD en bois massif, ainsi qu’un sauna accessible toute la journée.
4, rue Danton, Paris 6e




Les saveurs d’Égypte et de Tunisie revisitées chez Elbi
Elbi, le restaurant du chef Omar Dhiab, propose une cuisine méditerranéenne inspirée des origines égyptiennes et tunisiennes de son créateur. Imaginé par le cabinet d’architectes Hauvette & Madani (MUR.MUR Architectes), le décor mêle inox, parquet sombre et lumière naturelle autour d’une cuisine ouverte au centre de la salle. L’ambiance, à la fois vivante et brute, navigue entre bistrot contemporain et bar à vins.
La carte met en avant différentes cuissons – grillé, rôti ou friture – avec une attention particulière portée aux épices, aux sauces et aux contrastes de textures. Les ravioles de petits pois accompagnées de halloumi et de citron confit apportent beaucoup de fraîcheur et d’équilibre. Plus généreux, le hawawshi, pain farci au bœuf et à l’agneau, dévoile des saveurs épicées et réconfortantes. Le pigeon grillé, laqué à l’abricot et au piment, développe des notes fumées plus intenses, tandis que le poulpe servi avec une bisque safranée joue davantage sur la finesse.
En dessert, le gâteau de semoule à la fleur d’oranger revisite les classiques orientaux dans une version plus légère et contemporaine. Avec cette cuisine personnelle et expressive, Elbi s’inscrit comme une adresse gastronomique accessible, portée avant tout par la précision des goûts et la générosité des saveurs méditerranéennes.
54, rue de Paradis, Paris 10e




FUGA R., nouveau rooftop avec vue sur la Tour Eiffel
Le groupe FUGA dévoile FUGA R., un nouveau rooftop perché au 12e étage d’un immeuble du 8e arrondissement. Le lieu offre une vue dégagée sur les toits de Paris et la Tour Eiffel.
La décoration s’inspire des paysages volcaniques de Lanzarote avec des matières minérales, des tons chauds et une ambiance pensée comme une parenthèse estivale au cœur de la ville. Le rooftop accueille une cuisine extérieure et des animations culinaires dans un esprit afterwork décontracté.
28, rue de Monceau, Paris 8e


Blondie, le coffee shop new-yorkais version rive gauche
Après plusieurs adresses dans les 9e, 10e et 8e arrondissements, Blondie s’installe rive gauche avec un nouveau coffee shop inspiré des brunchs américains. Fondé par Tom Abbar et Tanguy Kayser, le projet allie café de spécialité torréfié sur place et cuisine généreuse servie toute la journée.
La décoration, imaginée par CUT architectures, mêle béton, acier, pierre brute et couleurs très marquées comme le bleu électrique et l’orange. L’adresse de la rue du Bac reprend les codes des plateaux télé américains avec rideaux en velours, cuisine ouverte et grands comptoirs lumineux. L’ambiance reste vivante et pensée comme un vrai lieu de quartier.
Côté café, Blondie travaille des grains venant principalement d’Amérique du Sud et d’Afrique, avec une torréfaction légère réalisée sur place. Le blend maison « Coelo » développe des notes plus douces et équilibrées que les torréfactions classiques.
La carte food reprend les grands classiques américains avec une approche plus actuelle. Parmi les incontournables, le bun au pastrami et cheddar reste très régressif, le crousti banh associe poulet frit et sauce teriyaki, tandis que le tuna melt joue sur des saveurs plus réconfortantes. Côté sucré, le banana bread, le carrot cake sans gluten et les cookies ultra fondants accompagnent les cafés toute la journée.
Le brunch, désormais servi tous les jours, rassemble pancakes au sirop d’érable, fried chicken waffle, grilled cheese ou encore assiettes plus protéinées autour des œufs et du granola maison. L’ensemble reste accessible et pensé pour devenir un repaire du quotidien plus qu’un simple coffee shop.
14, rue du Bac, Paris 7e


L’été italien s’installe au Bvlgari Hotel Paris
Cet été, Bvlgari Hotel Paris lance « L’Estate Italiana », une expérience autour de la cuisine italienne imaginée avec les pizzas du chef Pier Daniele Seu et les glaces du chef Niko Romito.
Installé dans un jardin privé, Il Ristorante – Niko Romito propose une vision contemporaine de la gastronomie italienne dans un décor élégant composé de banquettes parisiennes, de laiton et de mobilier fabriqué en Italie. L’atmosphère reste lumineuse et assez intime, loin des grandes salles de palaces plus classiques.
Triplement étoilé au Michelin, Niko Romito développe pour les hôtels Bvlgari une cuisine italienne centrée sur la simplicité des produits et la précision des goûts. À Paris, le chef Davide Capucchio dirige les cuisines après un parcours entre Milan, Shanghai et plusieurs grandes tables parisiennes.
Pour la saison estivale, la carte met en avant des pizzas signatures aux recettes plus modernes ainsi qu’une sélection de gelati italiens pensés comme un prolongement du repas. L’ensemble reste fidèle à l’esprit du lieu : une approche italienne raffinée, mais contemporaine et légère.
30, avenue George-V, Paris 8e

Les Bavards, le bistrot canaille de Ménilmontant
Dans le 20e arrondissement de Paris, Les Bavards reprend les codes du bistrot parisien populaire avec une cuisine généreuse, des assiettes réconfortantes et une ambiance pensée pour les grandes tablées.
La carte rassemble plusieurs classiques de brasserie retravaillés simplement. Les œufs mayonnaise arrivent avec des pickles de moutarde à l’ancienne, les poireaux vinaigrette sont servis avec un œuf mollet frit et le pâté en croûte reste très traditionnel. Côté plats, l’entrecôte charolaise, la saucisse-aligot ou le burger au comté jouent la carte du bistrot gourmand. Les amateurs de poisson peuvent aussi choisir une daurade entière au beurre blanc ou une aile de raie aux câpres et citron.
Chaque assiette peut être accompagnée de sauces maison et de garnitures telles que gratin dauphinois, purée, légumes de saison ou frites. En dessert, mousse au chocolat à partager, Paris-Brest et profiteroles participent à l’esprit très régressif du lieu.
L’adresse fonctionne aussi comme un vrai lieu d’afterwork avec un happy hour étendu jusqu’à tard dans la nuit, dans une ambiance plus vivante que celle d’une brasserie classique.
78, boulevard de Ménilmontant, Paris 20e




Paolina Caffè, un comptoir milanais au cœur de Paris
Après une première adresse dans le Sentier, Paolina Caffè ouvre rue de Turenne un nouveau lieu inspiré des bars historiques de Milan. Fondé par Nicolò Taillasson, né entre cultures italienne et française, le café rend hommage aux comptoirs où l’on passe du café du matin à l’aperitivo du soir depuis le même tabouret.
La décoration reprend les codes des cafés milanais des années 1950 avec inox, bois sombre, grand comptoir central et lumière douce. L’ensemble reste sobre, rétro et très vivant.
Les grains torréfiés proviennent de la maison Verani, installée près du lac de Côme. Espresso, macchiato ou caffè shakerato composent la base de la carte, avec quelques boissons signatures comme le Paolina latte à la pistache. Au déjeuner, focaccias garnies, bresaola, tomates-mozza ou carpaccio jouent la simplicité italienne. Côté sucré, cannolo, maritozzo et bombolini accompagnent les cafés toute la journée.
En soirée, le lieu bascule naturellement vers l’aperitivo avec Spritz, Negroni, vins italiens et petites assiettes à partager, dans une ambiance plus milanaise que coffee shop parisien.
77, rue d’Aboukir, Paris 2e


La Baignoire by Lili, deux restaurants en un
Installée entre Bonne Nouvelle et Strasbourg-Saint-Denis dans le 2e arrondissement, La Baignoire by Lili est la première adresse ouverte par la cheffe Alizée Rat après plusieurs résidences culinaires à travers la France. Le lieu réunit un bistrot méditerranéen au rez-de-chaussée et une table gastronomique plus confidentielle dans une cave voûtée, baptisée Le Bain de Minuit.
La décoration mélange esprit bistrot contemporain et pierres apparentes plus brutes dans la partie cave. L’ensemble reste chaleureux, vivant et assez intimiste, avec une cuisine élaborée autour du partage et de la saisonnalité.
La carte du bistrot évolue selon les arrivages avec une forte influence méditerranéenne inspirée des origines corses de la cheffe, mais aussi de voyages en Italie, en Grèce et au Levant. Parmi les assiettes proposées, les asperges vertes sont servies avec une stracciatella maison et une ravigote aux agrumes, graines de tournesol. Le crudo de la pêche du jour associe betteraves crues, herbes fraîches et condiment harissa-miso dans une version plus iodée et épicée. Le gravlax de magret de canard joue sur des notes sucrées-salées avec endives, poires et sauce cacao balsamique.
Côté plats, le cochon confit et effiloché est servi en lasagnes avec des micro-pousses, tandis que la spanakopita s’accompagne d’une purée de carottes fumées au romarin et de pickles d’oignons rouges. Le poisson du jour mariné aux agrumes est assorti d’une déclinaison de choux et une huile pimentée plus vive.
En dessert, la ganache chocolat et maïs torréfié mêle caramel pop-corn, fleur de sel et piment, tandis que le chou au lemon curd et lavande reste plus frais et floral.
En sous-sol, Le Bain de Minuit propose un menu dégustation en plusieurs temps avec accords autour du vin, de la bière ou des cocktails. La cheffe y développe une approche plus libre et plus expérimentale, tout en travaillant les produits dans une logique anti-gaspillage entre les deux espaces.
7, rue Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, Paris 2e


Tempora, la carte en miroir du Bar de l’InterContinental Paris Le Grand
Au sein de l’InterContinental Paris le Grand dans le 9e arrondissement, le bar dévoile Tempora, une nouvelle carte conçue autour du jeu du miroir entre cocktails et mocktails. Le concept repose sur une carte double face où chaque création alcoolisée possède son équivalent sans alcool, à découvrir grâce à un miroir placé sur table.
La scénographie reprend cette idée de reflet avec une présentation très visuelle et plus ludique qu’une carte classique. L’objectif n’est pas de proposer une alternative sans alcool, mais deux versions construites avec la même attention autour des saveurs et des textures.
Parmi les créations signatures, le Bom Hwa mélange pêche, lait de riz et thé glacé à la fleur de cerisier dans une version très douce et florale. Hibiscal joue davantage sur les notes fumées et acidulées autour du bissap et de l’hibiscus. Rouge Printemps développe des saveurs plus fruitées et fraîches autour de la baie de goji, tandis que le Red Velvet Old Fashioned mise sur des notes de fruits rouges, chocolat et bourbon infusé.
La carte est imaginée comme une expérience de mixologie complète, aussi bien pour les cocktails que pour leurs versions sans alcool.
2, rue Scribe, Paris 9e
parislegrand.intercontinental.com



P’tit Deux passe aussi au déjeuner
Installé rue de la Fontaine-au-Roi dans le 11e arrondissement, P’tit Deux élargit son activité avec une formule déjeuner élaborée comme dans une vraie cantine de quartier. Derrière l’adresse, les chefs Tiphaine Mollard et Romain Casas, déjà à l’origine du bistrot Deux, continuent de travailler une cuisine simple et généreuse inspirée de leurs racines savoyardes et béarnaises.
Le lieu garde son esprit bistrot avec son comptoir, sa grande terrasse ensoleillée et son ambiance conviviale. La carte change régulièrement selon les saisons et les producteurs avec une formule courte autour de classiques bien exécutés.
Parmi les assiettes proposées selon les semaines : salade lyonnaise, œufs mayo, terrine maison ou poireaux vinaigrette en entrée. Les plats alternent entre viande, poisson et option végétarienne avec par exemple saucisse au couteau et purée, hampe de bœuf, cabillaud à l’espagnole ou cuisse de poulet sauce poulette. Les accompagnements se choisissent entre frites maison, polenta crémeuse ou légumes de saison.
Côté desserts, l’île flottante, le crumble aux pommes ou le riz au lait caramel-miso contribuent à l’esprit réconfortant de la maison. L’ensemble conserve un positionnement accessible malgré un sourcing travaillé et une cuisine entièrement faite maison.
57, rue de la Fontaine-au-Roi, Paris 11e



Cagnard, une table de saison entre Méditerranée et bistrot contemporain
Installé à Paris, Cagnard propose une cuisine de saison assez libre, entre influences méditerranéennes, produits français et esprit bistrot contemporain. La salle est sobre et chaleureuse avec une décoration minimaliste, du bois brut, une lumière douce et des tables rapprochées qui créent une atmosphère vivante sans être trop formelle.
La carte joue sur des associations assez directes mais précises. En entrée, l’œuf parfait est servi avec une crème de petits pois, raifort et châtaigne, tandis que le carpaccio de poulpe mélange pomme, anchois et safran dans une assiette plus iodée. Le tartare de canard, relevé par du guanciale et un jus corsé, développe des saveurs plus profondes.
Côté plats, le chou-fleur travaillé avec panais, brioche et vanille reste très gourmand malgré une base végétale. La poitrine de cochon arrive avec blettes, pommes de terre et jus au Metaxa, alors que le maigre joue davantage sur la fraîcheur avec céleri, aneth et câpres. Le tournedos d’agneau accompagné de fèves jaunes et harissa cacahuète apporte une touche plus épicée.
Les desserts restent dans une ligne réconfortante avec brioche perdue chocolat dulce de leche, riz au lait praliné noisette ou glace fleur d’oranger et pistache. Le midi, le restaurant propose également une formule plus accessible autour de plats de bistrot et produits de saison.
5, rue des Petits-Hôtels, Paris 10e




À Paris, le déjeuner dominical prend des accents italiens au restaurant L’Assaggio
À quelques pas de la place Vendôme, le restaurant L’Assaggio, installé au sein de l’hôtel Castille, propose une parenthèse aux couleurs de l’Italie avec son « Pranzo della Domenica ». Inspiré de la tradition des grands repas familiaux du dimanche, ce rendez-vous hebdomadaire invite à prendre le temps autour d’une cuisine généreuse et conviviale.
L’expérience commence dans l’une des plus belles cours intérieures du quartier. Pavée et agrémentée d’une fontaine inspirée de l’architecture romaine, elle évoque davantage une demeure italienne qu’un hôtel parisien. Entourée de fresques et de végétation méditerranéenne, cette terrasse confidentielle offre un cadre particulièrement agréable à la belle saison.
La cuisine est signée par le chef étoilé piémontais Ugo Alciati, tandis que le chef exécutif Marco Terenghi supervise l’exécution du menu. Fidèle à l’esprit du déjeuner dominical italien, celui-ci privilégie le partage avec une série d’entrées servies au centre de la table.
Le déjeuner s’ouvre sur un assortiment d’antipasti à partager, dans la plus pure tradition italienne. Au menu figurent les arancini du chef, une bruschetta garnie de pomodori antichi relevée de basilic frais et d’huile d’olive extra vierge, des beignets croustillants de fleurs de courgette, du prosciutto di Parma affiné vingt-quatre mois ainsi qu’un Parmigiano Reggiano « Vacche Rosse » affiné trente-six mois. Un poivron farci au thon, accompagné de mayonnaise et de persil, complète cette première séquence généreuse. Le primo piatto met ensuite à l’honneur des trofie maison servies avec un pesto de basilic frais. En plat principal, le chef propose un rosbif accompagné d’une salade et de pommes de terre rôties. Enfin, le repas s’achève autour d’un tiramisu servi à la louche, clin d’œil aux desserts familiaux italiens qui concluent traditionnellement les déjeuners dominicaux.
Élaborée comme une véritable célébration de l’art de vivre italien, cette formule dominicale est proposée autour d’un menu unique dont le tarif reste accessible au regard du cadre et de la qualité des produits. Une adresse idéale pour prolonger le week-end dans une atmosphère qui rappelle celle des longues tablées familiales de la péninsule italienne.
33-37, rue Cambon, Paris 1er




SPAS & BIEN-ÊTRE : UNE PAUSE LUXUEUSE
Re-Set, le social wellness club qui mise sur le chaud et le froid
Installé dans un ancien bureau de poste du 9e arrondissement, Re-Set développe un concept de « social wellness club » autour de la contrast therapy, une pratique qui alterne sauna, bains froids et respiration guidée. Pensé comme un lieu de récupération physique et mentale, l’espace mélange bien-être, récupération sportive et moments collectifs.
Le club s’étend sur 400 m² avec une esthétique très immersive : lumière tamisée, matériaux bruts, inox, arches sombres et bassins éclairés. Le parcours joue sur les variations de température, d’humidité et d’intensité sonore pour accompagner les différentes phases de récupération. Le grand sauna collectif devient le point central du lieu, conçu comme un espace de rencontre autant que de détente.
Inspiré des bains nordiques et des onsen japonais, Re-Set reprend les principes de la thérapie par le chaud et le froid dans une version plus contemporaine et urbaine. Les séances alternent exposition au froid, chaleur sèche et exercices de respiration pour travailler récupération, circulation et gestion du stress.
Fondé par Thomas Verdier et Pierre-Etienne Boulay, le lieu défend une approche plus accessible du bien-être, loin des salles de sport classiques ou du biohacking ultra technologique. Ici, l’expérience repose surtout sur le rythme du corps, le collectif et la répétition des rituels.
5, rue Laffitte, Paris 9e




Escapade au vert aux portes de Nantes
Situé à Vertou, près de Nantes, le château du Portereau rouvre après une rénovation complète menée par Kraft Places. Ce domaine du XVIe siècle, anciennement lié à la famille Lefèvre-Utile puis au groupe Maisons du Monde, regroupe aujourd’hui hôtel, spa, restaurant et guinguette dans un grand parc bordé par la Sèvre.
Le domaine s’étend autour du château historique, d’anciennes écuries réhabilitées et de plusieurs bâtiments entourés d’arbres centenaires. Les 26 chambres et suites jouent sur une décoration élégante et lumineuse avec vue sur le parc, la fontaine ou la rivière, formant un ensemble calme et très tourné vers la nature.
Côté restaurant, L’Attilio est dirigé par le chef Attilio Marrazzo, formé auprès de Sergio Mei et de Joël Robuchon. Sa cuisine mélange influences italiennes et gastronomie française autour de produits de saison et de producteurs locaux. Les repas se prolongent sur la terrasse aux beaux jours ou dans les salles plus feutrées du domaine.
Le spa Shaman installé dans l’ancien pavillon complète l’expérience avec un sauna, un hammam, des salles de soins et un jacuzzi extérieur tourné vers la végétation. En été, une guinguette en bord de Sèvre anime également le domaine avec des concerts dans une ambiance décontractée.
Le Portereau, Vertou




Un de Gaulle intime au cœur de la débâcle de 1940
Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026, La Bataille de Gaulle revient sur les premiers jours de l’appel du 18 Juin et la naissance de la Résistance autour de la figure du général Charles de Gaulle.
Le film relate les semaines qui précèdent son départ pour Londres, dans une France qui s’effondre après l’armistice de juin 1940. Isolé politiquement et encore inconnu du grand public, de Gaulle tente de convaincre que la guerre n’est pas terminée malgré la défaite française.
Le récit mêle trajectoire personnelle et montée progressive des premiers réseaux de résistance, entre soldats, lycéens et civils engagés depuis la France, l’Afrique ou l’Angleterre. Le film choisit une approche plus humaine et politique que strictement militaire, centrée sur les doutes, l’isolement et l’obstination du futur chef de la France libre.

Hamlet revisité dans un Londres contemporain
Hamlet transpose la tragédie de Shakespeare dans un Londres actuel, entre quartiers privilégiés, métro londonien et périphérie. Réalisé par Aneil Karia, le film suit un Hamlet moderne hanté par la mort de son père et entraîné dans une spirale de violence et de paranoïa.
Le récit navigue entre différentes réalités sociales de la capitale anglaise, des cercles de pouvoir aux camps de sans-abri, avec une mise en scène plus urbaine et nerveuse que les adaptations classiques.
Au casting, Riz Ahmed incarne Hamlet face à Morfydd Clark et Joe Alwyn. Le scénario signé Michael Lesslie conserve les thèmes centraux de la pièce – vengeance, folie et pouvoir – dont il livre une version plus contemporaine et politique.

Une exposition à ciel ouvert au Faubourg Saint-Honoré
Jusqu’au 27 juillet, le quartier du Faubourg Saint-Honoré accueille une exposition en plein air consacrée à Theodoulos Gregoriou, organisée dans le cadre de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne. Installées place de l’Église-Notre-Dame-de-l’Assomption dans le 1er arrondissement, les œuvres investissent l’espace public entre patrimoine et création contemporaine.
L’exposition réunit quatre sculptures inspirées de vestiges archéologiques revisités dans une approche plus contemporaine. Réalisées en impression 3D à partir de ciment blanc et gris, les pièces jouent sur les notions de mémoire, de transformation urbaine et de superposition des époques.
Réalisé comme un parcours en plein air gratuit, le projet fait dialoguer art, architecture et innovation numérique au cœur du paysage parisien.



Lee Miller, photographe entre surréalisme et guerre
Jusqu’au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une grande rétrospective à Lee Miller, la plus importante organisée en France depuis près de vingt ans. L’exposition réunit quelque 250 photographies anciennes et contemporaines retraçant l’ensemble de son parcours, du mannequinat new-yorkais aux reportages de guerre en Europe.
Longtemps réduite à son rôle de muse du mouvement surréaliste et de compagne de Man Ray, Lee Miller apparaît ici comme une figure majeure de la photographie du XXe siècle. Le parcours revient sur ses expérimentations photographiques à Paris dans les années 1930, son travail pour Vogue, ses portraits d’artistes, mais aussi ses années passées en Égypte puis à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’exposition accorde une place importante à son travail de correspondante de guerre. Accréditée par l’armée américaine en 1942, elle photographie les bombardements de Londres, la Libération, puis les camps de Dachau et Buchenwald juste après leur découverte par les Alliés. Certaines images, devenues emblématiques, témoignent de son regard très personnel sur le conflit, plus centré sur les traces humaines et psychologiques de la guerre que sur les combats eux-mêmes.
Le parcours se termine autour de sa vie dans le Sussex après-guerre, entre portraits privés, photographie de mode et expérimentations plus personnelles.

Hilma af Klint, pionnière cachée de l’abstraction
Du 6 mai au 30 août 2026, le Grand Palais et le Centre Pompidou consacrent une grande exposition à Hilma af Klint, figure majeure de l’abstraction longtemps restée méconnue. Présentée pour la première fois en France sous forme monographique, l’exposition revient sur le travail visionnaire de l’artiste, réalisé avant même les grandes figures historiques de l’abstraction comme Vassily Kandinsky ou Kasimir Malevitch.
Le parcours met notamment en avant le cycle monumental des Peintures du Temple, réalisé entre 1906 et 1915, dont la série des Dix Plus Grands. Spirales, formes géométriques, couleurs très vives et motifs organiques composent une œuvre fortement liée à la spiritualité, aux sciences et aux recherches ésotériques du début du XXe siècle.
Formée à Stockholm, Hilma af Klint menait en parallèle une pratique académique plus classique et une production abstraite qu’elle choisit de garder secrète de son vivant. Influencée par la théosophie et les séances de spiritisme qu’elle pratiquait avec un cercle de femmes artistes, elle développe un langage visuel très personnel autour des forces invisibles et de l’harmonie cosmique. L’exposition revient également sur la redécouverte tardive de son œuvre et sur la place des femmes artistes dans l’histoire de la modernité et de l’abstraction.









