SARIDIS OF ATHENS, UNE HISTOIRE GRECQUE

La maison athénienne de mobilier cultive depuis plus d’un siècle une esthétique qui convoque celle de la Grèce antique. Une petite pépite historisante dont l’allure a tout pour s’entendre avec celle de notre époque.

1867. Istanbul s’appelle alors Constantinople. C’est dans cette ville que deux familles, les Saridis et les Psaltis, lancent un atelier d’ébénisterie. Celui-ci perdure au XXe siècle et officie pour les plus grands, comme un certain Atatürk ou Henry Ford, mais aussi pour des lieux de prestige comme les ambassades des États-Unis et du Danemark, sans oublier le palais de Dolmabahçe.

Déplacée dans la capitale grecque, la future Saridis of Athens est reprise par la famille Saridis en 1927. Passionnée par le mobilier français, l’entreprise fait entrer le goût hexagonal dans les foyers grecs. Dans les années 1950, elle tisse des liens avec l’industriel américain du meuble Hollis Baker. Cette amitié ouvre la voie à une série de collaborations avec des sociétés internationales comme Knoll International ou la Maison Jansen à Paris, mais aussi avec des designers de haute volée comme Billy Baldwin, Dorothy Draper, Michael Taylor, Elsie de Wolfe, Yves Vidal, Gene Moore et Charles Sevigny, ou encore Rena Dumas, conceptrice des boutiques Hermès. Mais c’est bel et bien la rencontre avec le Britannique naturalisé américain T.H. Robsjohn-Gibbings qui offre à la maison grecque son aura internationale. Et pour cause, ce féru de mobilier grec ancien dessine 126 meubles qui constituent les pièces les plus énigmatiques de la maison, dont la chaise Klismos. Celle-ci est d’ailleurs exposée en permanence au Metropolitan Museum of Art de New York depuis 1961. 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En 2016, Zois Spiliotis, propriétaire de la marque et parent d’Eleftherios Saridis, poursuit l’histoire familiale. Il nomme l’entreprise « Saridis of Athens », dans le but de lui offrir un nouveau souffle à l’international en s’appuyant sur les fameux 126 modèles d’origine, mais aussi sur son large catalogue couvrant toutes les périodes historiques, riche de 5 000 modèles. La maison athénienne s’est par ailleurs dotée depuis peu d’un tout nouveau directeur artistique, Yannis Mantzaris, chargé de poursuivre l’œuvre entamée il y a plus d’un siècle, pour la faire entrer pleinement dans notre époque. Ainsi, alors que les pièces de la collection « Modern Classic », inspirées par le mobilier grec antique, avaient été immortalisées à travers des prises de vue emblématiques des photographes Slim Aarons et Loomis Dean, Saridis of Athens a dévoilé l’année dernière une toute nouvelle campagne baptisée « Together yet Apart ». En noir et blanc, épurée et furieusement contemporaine, elle offre un nouveau souffle à ces classiques de la maison, imaginés et conçus à Athènes. Derrière ces créations œuvrent des artisans aux multiples spécialités, qui travaillent à partir de modèles originaux, poursuivant une histoire longue de plus d’un siècle. 

Saridis of Athens

Esperou 22, Paleo Faliro (Grèce)

saridisofathens.com

@saridis_of_athens

Des experiences et une culture qui nous définissent

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