

Un soleil qui tape fort et des trottoirs qui brûlent sous les semelles. Paris en pleine canicule, est une épreuve, à moins de savoir où se réfugier. Et paradoxalement, c’est souvent dehors que l’on trouve le meilleur remède : une terrasse bien placée, un verre frais à portée de main, et l’impression que la chaleur, finalement, peut être agréable. Voici notre sélection des adresses où s’attarder quand la ville surchauffe.

Maison Roland joue la carte du secret bien gardé. Nichée dans les jardins du Shangri-La Paris, avenue d’Iéna, cette adresse occupe les lieux de l’ancienne demeure de Roland de Bonaparte. L’atmosphère y est celle d’un jardin de palace préservé de l’agitation du XVIe. Dans l’assiette, on retrouve les grands classiques du bistrot français revisités avec soin : onglet sauce poivre, bar grillé, homard en trois façons, et des desserts qui finissent le repas en beauté : mousse au chocolat, crème caramel à la vanille de Madagascar ou coupe de fraises.
10 Av. d’Iéna, 16e arrondissement




Le Grand Café s’impose comme l’une des ouvertures les plus spectaculaires de l’été. Installé sous les colonnes du Grand Palais, porté par le groupe Loulou et le chef Benoît Dargère, sa terrasse plantée de végétaux géants signés du fleuriste Thierry Boutemy est d’une élégance folle. L’esprit Belle Époque s’y mêle à une cuisine de brasserie généreuse : banc d’écailler garni d’huîtres et de langoustines, œufs mimosa à la poutargue, sole, tartare et ses frites croustillantes. Pour finir, un banana split ou des chouquettes à la chantilly à tremper dans le chocolat.
Rotonde Clemenceau, 1 place Clemenceau, 8e arrondissement




Ralph’s, côté rive gauche, c’est une autre histoire. Calfeutrée dans l’une des plus jolies cours intérieures de Saint-Germain, la terrasse du restaurant de Ralph Lauren réunit banquettes bleues et mobilier en fer forgé entourés de verdure. La carte est résolument américaine : burgers, homard grillé, steaks à la new-yorkaise, et cet été, de nouvelles salades et une carte de cocktails entièrement renouvelée. L’endroit idéal pour une pause déjeuner au frais sans quitter Paris.
173 Bd Saint-Germain, 6e arrondissement




Loulou, en plein cœur des Tuileries, est peut-être la terrasse parisienne par excellence. Coincée entre la pyramide du Louvre et la place de la Concorde, face aux jardins dessinés par Le Nôtre, elle propose une carte italienne qui sonne juste : pizza à la truffe d’été, carpaccio de gambero rosso, spaghetti au thon cru et citron. Le tout arrosé de bellinis revisités ou de spritz bien frais. Difficile de faire plus parisien.
107 Rue de Rivoli, 1e arrondissement




L’Hôtel Particulier, à Montmartre, est une adresse à part. Le plus petit hôtel de Paris cache une terrasse arborée habillée de lampions et escaladée de verdure, qui vit au rythme de la journée : du déjeuner au dîner, en passant par le tea time et l’aperitivo. La cuisine célèbre les grands classiques français, sole, carpaccio de Saint-Jacques, dans un cadre intime et préservé du bruit de la ville.
23 Av. Junot, 18e arrondissement




Laurent est une institution qui mérite qu’on s’y attarde. Ancienne guinguette devenue table gastronomique, récupérée par Laurent de Gourcuff et le chef étoilé Mathieu Pacaud, la maison s’est offert un nouveau décor signé Cordelia de Castellane et surtout une belle terrasse arborée dans les jardins des Champs-Élysées. La carte rend hommage aux grands classiques parisiens : croque-monsieur aux truffes, asperges au caviar, sole meunière au beurre de sarrasin, et le plateau de pâtisseries maison, dont un fraisier à ne pas manquer, achève le repas en élégance.
41 avenue Gabriel, 8e arrondissement




Saint James est la découverte de la saison. Fraîchement rouvert et décoré par Laura Gonzalez, le seul château-hôtel de Paris dissimule une terrasse estivale entourée d’érables du Japon, de rosiers et d’hortensias. On s’y installe sous une pergola, face aux mosaïques et aux textiles d’inspiration grecque qui habillent le plafond. Un endroit discret et précieux, à l’écart du tumulte estival.
5 Pl. du Chancelier Adenauer, 16e arrondissement




Girafe est l’adresse pour ceux qui veulent dîner avec la Tour Eiffel en fond de tableau. Installé au cœur de la Cité de l’Architecture, le restaurant du duo Gilles Malafosse et Laurent de Gourcuff, décor signé Joseph Dirand, mise sur une atmosphère feutrée années 30 et une cuisine de seahouse conduite par le chef Benoît Dargère. Ceviche, carpaccio, homard, sole, turbot : tout tourne autour des produits de la mer, travaillés selon les arrivages.
1 Pl. du Trocadéro et du 11 Novembre, 16e arrondissement



La Plage Parisienne, sur les quais de Beaugrenelle, joue la carte du dépaysement total. Imaginée par le designer Martin Brudnizki, la terrasse plonge sur la Seine dans un décor coloré qui fait presque oublier qu’on est à Paris. La carte joue elle aussi la carte du seahouse : ceviche de daurade au yuzu, huîtres, linguines au crabe, avant de conclure sur une tarte tatin ou un riz au lait à la vanille.
Port de Javel Haut, 75015 Paris




Bambini, enfin, est la terrasse la plus festive de cette sélection. Installée sur le parvis du Palais de Tokyo, elle offre une vue directe sur la Tour Eiffel et un esprit résolument italien et solaire, porté par Laurent de Gourcuff et Romain Taieb. L’ambiance y est celle d’une osteria moderne et raffinée, festive et insouciante, où l’on se retrouve autour d’un aperitivo haut en couleurs. Dans l’assiette, la carte rend hommage à l’Italie dans toute sa générosité : arancinis, pizzas au feu de bois, rigatoni tomates stracciatella, linguine au citron et tartare de thon. Et pour finir, des bombini, petits beignets napolitains servis chauds, ou un tiramisu à partager. Spritz, coucher de soleil et Tour Eiffel : la recette est imparable.
Palais De Tokyo, 13 Av. du Président Wilson, 16e arrondissement




Finalement, la canicule parisienne oblige à ralentir, à chercher l’ombre, à s’installer quelque part pour de vrai. Et Paris, dans ces moments-là, révèle ses plus beaux endroits. De la cour secrète de Ralph Lauren aux jardins du Shangri-La, en passant par la terrasse solaire du Palais de Tokyo, la ville sait se faire accueillante quand on sait où regarder. Il ne reste plus qu’à réserver.








